Rastignac se trouve entre deux personnages étouffants qui se préoccupent de leurs désirs de lui garder. Malgré l’aspect criminel de Vautrin, son amour de Rastignac est plus pur que ce du père Goriot. Goriot ne s’intéresse qu’a la capacité de Rastignac de parler de sa fille Delphine. Son obsession pour ses enfants crée un attachement à la proximité de Rastignac à Delphine et non à la personnalité de Rastignac comme individu. Rastignac devient un outil à qui le père Goriot s’accroche pour mieux observer sa fille. Balzac écrit du père Goriot: “Il aimait déjà Rastignac et pour sa fille et pour lui-même.” (236) Pas question de son appréciation pour Rastignac même. Tout est lié à son attachement à ses filles. De plus grave, le père Goriot prend sa place avec Delphine: “…enfin [Goriot] faisait des folies comme en aurait fait l’amant le plus jeune et le plus tendre.” (283) En revanche, Vautrin cherche à dominer Rastignac pour lui faire devenir un complice, mais il aime Rastignac comme individu. Quand on juxtapose les deux rapports à Rastignac, celui de Vautrin peut être mieux. Le père Goriot mentionne sa volonté de faire des crimes pour ses filles, un aspect de lui qui l’empêcher de parfaitement dépasser Vautrin quant aux morales. Néanmoins, les deux essaient de posséder Rastignac d’une manière nocive.