Madame Bovary – 98-171

En lisant plus de Madame Bovary, j’ai remarqué que la préoccupation d’Emma, quant aux commodités, vient également d’un manque de compréhension du travail et de ses attentes données par la littérature qu’elle a lue. La littérature la permet d’être dans un monde de luxe qui ne l’exclut, mais la littérature n’est pas la seule cause de cet ennui ; elle facilite plutôt ces espérances d’Emma parce qu’elle a la capacité de cacher quelques parties intégrales de la vie réelle, comme le travail et l’argent. Il y a aussi un refus chez Emma de reconnaître le rôle des ouvriers. Toute chose qu’elle admire, elle veut attribuer aux artisans ou aux individuels.

Le porte-cigares est un bon exemple de cette tendance d’Emma. Elle construit une histoire tout autour de la création du porte-cigares qui s’éloigne d’une création plus vraisemblable. Elle veut qu’il soit créé par une maîtresse du Vicomte. Elle laisse son imagination remplace la réalité pour qu’elle puisse maintenir sa vision romanesque du monde. Elle ignore que même si le porte-cigares appartient au Vicomte, qu’une chose si chère ne sera pas facilement jetée par terre. Si son histoire de la création du porte-cigares était vraisemblable, le Vicomte ne l’aurait pas laissé.

Mais sa volonté de s’éloigner des travailleurs est le plus évident dans la scène du bal. Le moment où le domestique casse deux vitres fonctionne comme une désillusion d’Emma. Les vitres ont servi comme une bordure entre le passé d’Emma et ses espérances. Leur destruction signale donc un échec de séparer ses deux côtés de la vie d’Emma. De plus, la présence des paysans est si perturbante pour Emma qu’elle « se revit elle-même, comme autrefois, écrémant avec son doigt les terrines de lait dans la laiterie. » (104)

Emma vit dans l’écart entre la vie des travailleurs et celle des riches. Elle se réfugie dans le monde de l’art sans jamais considérer d’y vivre comme une sorte d’impossibilité. Elle essaie donc de réaliser sa vision du monde, en faisant semblant d’être plus riche qu’elle n’est.

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