Madame Bovary – 171-235

Dans la deuxième partie de Madame Bovary, Emma devient plus gênée par son statut social comme femme. Un des aspects de sa frustration vient de sa capacité de faire des rôles masculins mieux que des personnages masculins sans être capable d’une liberté pareille. Elle ne peut pas gagner son propre argent pour achever ses rêves de richesse et elle est également incapable d’être reconnue pour ses talents parce qu’ils sont tous attribués à Charles. Elle se trouve dans une position qui exige qu’elle se soumette aux personnes plus faibles. La scène du saignement met en évidence le fait que la position subordonnée d’Emma ne vient de sa personne mais des forces externes.

On voit néanmoins le développement d’une forme de résistance chez Emma. Elle commence à défier Charles sans qu’il se rende compte de ses raisons pour le faire. Elle résiste principalement toute sorte de délicatesse. Elle boit plus que Charles, elle s’écarte de tout lien sentimental quant à sa fille, et elle refuse la consolation de Charles dès qu’elle commence de cracher du sang. Elle voit toute chose qu’il fait comme un autre aspect de son assujettissement.

Le point d’appui de la conduite d’Emma est l’annoncement de Léon qu’il ira à Paris. Tout le long du roman, Flaubert établit la juxtaposition d’Emma et de Léon au fur et à mesure. Au début, les deux personnages ont des ennuis pareils et des mêmes manières de penser, c’est-à-dire ils partagent des ambitions plutôt romanesques. Léon en tant qu’homme peut faire tout ce qu’Emma voulait faire ; cependant Emma ne peut jamais les réaliser à cause de son mariage et son enfant. La rancune d’Emma vers sa fille vient donc d’une matérialisation des obligations de femme et de mère pour Emma. L’aspect d’enfant qui plaît Charles, ce lien matériel crée entre Emma et lui, est celui qui tourmente Emma.

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