Dans la troisième partie du texte, l’antagonisme d’Emma vers des hommes commence à se voir clairement. Elle attribue son ennui et ses douleurs au patriarcat. Elle a raison ; les contraintes sociales délimitent ce qu’elle peut faire. Le roman en entier me semble de décrire les suites d’un échec du modèle de roman d’apprentissage qui termine en mariage pour des femmes. Selon cette modèle, Emma ne réussit jamais. Elle n’accède pas à la société comme elle veut et son mariage ne marque pas une résolution de ses aspirations. On parle souvent des effets de la lecture d’Emma quant à ses attentes romantiques mais son appréciation des romans est plus délétère en ce qui concerne sa préoccupation avec la richesse et le prestige. Elle tire ses attentes des feuilles des romans, mais les livres donnent à Emma une modèle fausse de réussite. Elle suppose qu’elle doit obtenir la richesse et le prestige à travers le mariage. En étant un personnage ambitieux, elle commence à reconnaître qu’il n’y a que des relations romantiques qui la permet de réaliser ses ambitions romanesques. Elle essaie plus tard de paraître plus riche, après quelques échecs romantiques, mais elle manque un contrôle pareil de l’argent. Malgré ses efforts de pas être usée par Rodolphe ou Léon, elle ne se rend pas compte que Lheureux profite de sa naïveté.
Bien qu’il soit impossible qu’elle puisse contrôler la partie intégrale de sa vie, elle reconnaît qu’elle peut contrôler la dimension esthétique de sa vie. Elle demande à Léon, « Ce qu’il y a de plus lamentable, n’est-ce pas, c’est de traîner, comme moi, une existence inutile ? » (314) Cette question révèle qu’Emma abandonne toute espérance d’utilité. Elle prend le parti de l’art pour l’art, en se focalisant sur les aspects esthétiques de sa vie. Elle essaie donc de vivre dans ce monde des apparences. Même si elle ne peut maîtriser ni son statut social ni son expérience matérielle, elle pourra essayer de contrôler l’apparence des choses. Elle cherche à orchestrer sa vie, en dominant les autres. Elle apprend de Rodolphe comment résister la domination des autres, qui se voit son imitation de sa lettre et de ses paroles : « Emma, le soir, écrivit au clerc une interminable lettre où elle se dégageait du rendez-vous : tout maintenant était fini, et ils ne devaient plus, pour leur bonheur, se rencontrer. » (320) Elle approprie de cette manière les actions de Rodolphe pour contrôler mieux Léon. Il a des traits semblables à ceux d’Emma pendant son rapport avec Rodolphe, principalement la candeur : « Emma fut prise d’un vague effroi, devant cette timidité, plus dangereuse pour elle que la hardiesse de Rodolphe quand il s’avançais les bras ouverts. Jamais aucun homme ne lui avait paru si beau. Une exquise candeur s’échappait de son maintien. » (319) Emma apprend comment profiter des autres qui partagent des espérances romantiques de la même manière que Rodolphe; Rodolphe a employé l’esthétique de séduire Emma et elle utilise ses connaissances de l’esthétique de manipuler les autres. L’usage des clichés romantiques d’Emma montre qu’elle développe comme un personnage au roman, bien qu’il soit un développement nocif. Néanmoins, elle apprend comment résister d’être dominée par des hommes en utilisant les mêmes clichés qu’ils emploient.