Je ne vais pas le développer plus à cause de ma préoccupation avec la pandémie. Mais j’ai quelque petites pensées sur la lecture
Je m’intéresse beaucoup à l’idée du temps comme une quatrième dimension. Cette idée peut éclaircir l’effet des scènes comme celle de la madeleine. Le goût de la madeleine est le résultat d’un instant. Chaque fois que le narrateur goute la madeleine, ses effets diminue à cause du temps fuyant. Ce qui rend la saveur de la madeleine capable de transposer le narrateur hors de lui-même. Cet effet du temps se voit dans sa reconnaissance « …que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. » (89)
Même les objets deviennent remplis des instants. Malgré le fait que les personnages changent continuellement, les objets peuvent contenir des instants ou des mémoires comme un aperçu. Il y a donc dans tout objet la potentialité d’avoir une quatrième dimension. Proust écrit du carrefour du monde matériel et la mémoire : « C’est peine perdue que nous cherchions à l’évoquer, tous les efforts de notre intelligence sont inutiles. Il est caché hors de son domaine et de sa portée, en quelque objet matériel (en la sensation que nous donnerait cet objet matériel), que nous ne soupçonnons pas. » (88). Peut-être il est l’absence de vie des objets qui leur permet de contenir des mémoires. Les objets peuvent donc déclencher des mémoires involontaires.