Le rôle de l’art dans La Nausée me semble la résolution entre le conceptuel et l’existant. L’art permet à l’individu de justifier son existence. Tout le long du roman/journal, Roquentin fait face à l’abîme entre les idées humaines et la grande existence. Il paraît reconnaître enfin l’origine de son appréciation de la chanson. Il attribueContinue reading “La Nausée – 218 à 250”
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La Nausée – 180 à 218
La Nausée est la conséquence de l’union du conceptuel à l’existant chez l’être humain. Ce qui pose des problèmes est que le désir de lier le concept d’une chose à elle-même. Sartre distingue entre le monde de l’existence (un peu comme le monde sensible de Platon) et le monde des concepts (comme le monde intelligible) :Continue reading “La Nausée – 180 à 218”
La Nausée – 106 à 180
L’existence, définie par Sartre, est matérielle au fond. La fonction des pensées est supplémentaire à l’existence qui décrit une matérialité au présent. L’existence des objets consiste de leur matérialité mais l’existence des êtres humains est à la fois matérielle et pensive. Sartre résiste une idée de l’existence qui est dualiste ou solipsiste. Les pensées restentContinue reading “La Nausée – 106 à 180”
La Nausée – 66 à 106
C’est une lecture au contre-sens du roman, mais je veux discuter l’existence des associations significatives ou symboliques dans le roman, en utilisant l’apparence des violettes. J’ai remarqué la réapparition des violettes au fil du texte et leur rapport à la dégradation des personnages. Quoique le narrateur insiste sur le fait que le monde manque deContinue reading “La Nausée – 66 à 106”
La Nausée – 13 à 66
La Nausée pose quelques problèmes quant à la temporalité du récit. Dès le commencement du texte, le roman ressemble à un journal. Ce cadre journalier donne l’illusion d’un présent parce que les journaux décrivent les événements récents. Il s’agit d’une illusion car des journaux gardent une perspective rétrospective. Peut-être cela paraît problématique mais il yContinue reading “La Nausée – 13 à 66”
Combray – 200 à 233
La démarche littéraire de Proust me semble une résistance à une écriture de l’universalité. Il est clair que son projet littéraire se focalise sur la singularité, mais je pense qu’il fait un effort au-delà d’une écriture de la singularité ou du subjectif. Combray valorise des expériences de l’individu jusqu’au point où les sensations transitoires construisentContinue reading “Combray – 200 à 233”
Combray 178 à 200
« J’aimais à retrouver son image dans les tableaux et dans des livres, mais ces œuvres d’art étaient bien différentes—du moins pendant les premières années, avant que Bloch eût accoutumé mes yeux et ma pensée à des harmonies plus subtiles—de celles où la lune me paraîtrait belle aujourd’hui et où je ne l’eusse pas reconnue alors.Continue reading “Combray 178 à 200”
Combray 152 à 178
Je m’intéresse à la préoccupation de Proust avec le snobisme, parce que je trouve que Proust critique la capacité d’une accumulation des faits d’indiquer une vraie connaissance d’une chose ou d’un lieu. Quand Proust décrit M. Legrandin, il met l’accent sur son snobisme : « Mais ce que je comprenais c’est que Legrandin n’était pas tout àContinue reading “Combray 152 à 178”
Combray – 87 à 133
Je ne vais pas le développer plus à cause de ma préoccupation avec la pandémie. Mais j’ai quelque petites pensées sur la lecture Je m’intéresse beaucoup à l’idée du temps comme une quatrième dimension. Cette idée peut éclaircir l’effet des scènes comme celle de la madeleine. Le goût de la madeleine est le résultat d’unContinue reading “Combray – 87 à 133”
Combray – 45 à 87
L’usage d’imparfait de Proust fonctionne à créer une synesthésie temporelle entre le présent décrit et le passé décrit. Il profite de la capacité de l’imparfait d’être utilisé pour des descriptions et aussi pour décrire les actions habituelles. L’imparfait lie le présent au passé, jusqu’au point où les deux s’entremêlent entièrement. La manière dont Proust changeContinue reading “Combray – 45 à 87”